Un après-midi à relaxer - Luce Amyot
Luce Amyot

Mes seules limites, c’est moi qui les fixe. Le changement terrifie tout le monde, mais pas moi, il me stimule. Enfant dyslexique, ma mère a rejeté ce diagnostic et m’a appris à foncer et à m’épanouir pleinement. Pour moi, la vie est faite de challenge et de plaisirs, et de partage. Ce blog est un nouveau défi que je suis prête à relever !

Un après-midi à relaxer

Sur mon comptoir de cuisine, j’ai vu que des taches ne partaient pas depuis que j’avais cuisiné du canard. La sauce, grasse, s’était renversée sur le bois, et elle l’avait irrémédiablement taché. J’étais un peu embêtée, car j’adore découper sur cette planche. Elle m’a été rapportée de Provence par ma mère, et elle est en olivier. Avec l’aide de vinaigre, de bicarbonate de soude, de citron, d’eau chaude, j’ai réussi à la ravoir. Elle était comme neuve, une fois que j’ai terminé de la nettoyer. J’étais satisfaite de mon travail et j’ai décidé qu’un petit bonus s’imposait. J’avais passé deux heures à récurer cette planche à découper, et j’avais envie de me détendre. Je me suis servi un verre de vin rouge, en guise d’apéritif, avec quelques noix de cajou pour l’accompagner. J’ai mis une musique agréable, le dernier album de Mario Pelchat, et je me suis confortablement installée sur ma terrasse.

Une fois que je me suis installée, j’ai profité de ce moment de contemplation. Une sonnerie m’avertit de l’arrivée d’un message sur ma boîte électronique, j’ai donc regardé sa provenance. Liliane me demandait les coordonnées de ce Centre médico esthétique Québec que je connais bien. Je les lui ai tout de suite envoyées. Mon chat, Caresse, est venu se frotter à mes jambes. Il a sauté sur mes genoux, et il s’est installé en ronronnant. C’était un instant de détente, de bien-être, si merveilleux, que je suis restée là, sans bouger pendant le coucher du soleil. L’air tiède de cette fin de journée de juin, était délicieusement agréable. Un papillon de nuit virevolta devant moi. D’une taille assez impressionnante, il attira mon attention.

Je l’ai bien regardé. Son corps était recouvert de longs fils soyeux. Sa tête était surmontée de deux antennes courtes très découpées. Le plus extraordinaire, ce sont ses ailes. C’est une espèce de lépidoptère peu commune. Son surnom de papillon lune est poétique, son nom latin est Actias luna. Je n’en avais jamais vu, mais j’en avais entendu parler par mon grand-père. Il en avait même vu un se poser sur la margelle de son puits. L’insecte s’envola gracieusement, en disparaissant dans la nuit. Les étoiles s’étaient levées une à une. J’étais encore sous le charme de cette si douce soirée. Je ne suis rentrée qu’à la tombée de l’humidité. La température de l’air devenait trop fraîche. J’étais si bien, ce soir-là, que je m’endormis en peu de temps.