Trouver le bon ouvrier - Luce Amyot
Luce Amyot

Mes seules limites, c’est moi qui les fixe. Le changement terrifie tout le monde, mais pas moi, il me stimule. Enfant dyslexique, ma mère a rejeté ce diagnostic et m’a appris à foncer et à m’épanouir pleinement. Pour moi, la vie est faite de challenge et de plaisirs, et de partage. Ce blog est un nouveau défi que je suis prête à relever !

Trouver le bon ouvrier

Trouver le bon ouvrier - Luce Amyot

Pour avoir le choix, j’avais fait venir, à mon domicile, différents artisans. Ils étaient tous spécialistes du plâtre, car je souhaitais avoir des moulures pour décorer le plafond de mon salon. D’autres seraient posées dans l’entrée et au premier étage de ma demeure. J’avais vu ce type de réalisations chez une de mes cousines. Elle avait fait appel à un professionnel très qualifié. Il avait produit un travail magnifique, et cela m’avait donné l’envie de faire de même chez moi. Malheureusement, ce monsieur n’exerçait plus sa profession, car il avait pris sa retraite. Mon épicier, qui le connaissait bien, me certifia qu’il était parti dans des îles lointaines pour vivre sur un bateau. Je n’aurais jamais cru cet homme, si original. Il avait un air strict, mais j’avais remarqué qu’il possédait un sens de l’humour très développé. C’était vraiment dommage qu’il ne soit pas disponible, je devrai compter sur quelqu’un d’autre. Il avait laissé à mon amie une liste de plâtriers qu’il lui recommandait. Je m’étais servie de ces coordonnées.

Le premier à m’avoir répondu regarda ce qu’il y avait à faire, et me fit parvenir un devis si exorbitant, que je ne fis pas appel à ses compétences, pourtant nombreuses. Il avait plein de diplômes, acquis dans des écoles prestigieuses. J’avais bien fait de ne pas m’en remettre à lui, car il ferma son entreprise seulement un mois plus tard. Il n’aurait jamais pu terminer le travail que j’avais à lui donner. Le deuxième était très jeune. Il manquait d’expérience professionnelle et d’assurance, cela se voyait. Le troisième me fit une meilleure impression. Je l’avais aussi reconnu : c’était le fils d’une de mes connaissances. Elle m’avait d’ailleurs donné une excellente adresse pour des injections de Botox. L’estimation que le jeune homme me proposa comme montant des travaux, correspondait à mon budget.

Quelques jours après, il arriva, tôt, un matin. J’étais encore en robe de chambre et en pyjama. Je lui servis une boisson chaude avant qu’il commence à travailler. J’en profitais pour lui demander des nouvelles de sa mère. Elle vivait toujours dans la grande ville, mais elle avait déménagé dans un autre quartier. Il me donna sa nouvelle adresse. Trois semaines plus tard, le chantier était terminé. J’étais tellement satisfaite du travail qu’il avait effectué, que j’ajoutais un panier garni de victuailles et de vins pour le remercier. Il fut surpris et heureux, apparemment, et il repartit le sourire aux lèvres.