Pas que les femmes - Luce Amyot
Luce Amyot

Mes seules limites, c’est moi qui les fixe. Le changement terrifie tout le monde, mais pas moi, il me stimule. Enfant dyslexique, ma mère a rejeté ce diagnostic et m’a appris à foncer et à m’épanouir pleinement. Pour moi, la vie est faite de challenge et de plaisirs, et de partage. Ce blog est un nouveau défi que je suis prête à relever !

Pas que les femmes

Pas que les femmes - Luce Amyot

Je cherche à me faire embaucher par une agence de placement infirmier, et j’aime l’idée qu’ils aient mis le nom de notre profession au masculin. Je préfère remettre les horloges à l’heure : le travail d’infirmier, ce n’est pas seulement pour les femmes ! Normalement, c’est le contraire qui doit être débattu : on ne cesse d’empêcher les femmes d’entrer dans certaines professions, surtout en politique, pour ne pas devoir partager les succès d’un pays avec elles. Par contre, dans ce cas-ci, on dirait que les hommes ont peur de se manifester, ou du moins, de se faire au moins reconnaître. Moi, je n’ai pas froid aux yeux : j’annonce haut et fort que les hommes en font partie, et j’ai quelques collègues qui en font de même.

L’égalité des sexes, ça va dans les deux sens. J’aime travailler pour améliorer notre sort à nous, les femmes, mais j’aime aussi rappeler à tout le monde que dans certains cas, les hommes se font discriminer aussi. Je voudrais voir un monde juste et équitable, et ça ne va se produire que si on se met ensemble pour redéfinir les genres. Oui, je parle de genres, car on a donné, pendant trop longtemps, un sens défectueux aux sexes, en clamant que c’est notre biologie qui détermine nos caractères. Ça ne pourrait être plus faux que ça !

Les hommes ont été cernés comme étant les seuls à avoir la capacité de raisonner. Pourtant, pendant longtemps, c’étaient les femmes qui éduquaient les garçons jusqu’à un certain âge. Si elles n’avaient pas cette capacité, comment pourraient-elles faire pour assurer un niveau de raisonnement adéquat chez ces petits ? Ça n’aurait pas été possible.

Ensuite, on dit que les femmes sont faibles. Bon, physiquement, on a, en moyenne, moins de force que les hommes. Je l’avoue. Mais, est-ce que ça signifie qu’on est incapable de faire quoi que ce soit qui exige de la force ? Parfois, on a besoin d’aide, mais ce n’est pas tout le temps ! J’en ramasse, du poids, et je ne cherche pas à trouver des hommes pour m’aider à chaque fois. Je dois soulever des patients, parfois très lourds, et je le fais seule. D’autres infirmières réussissent la même chose. Alors, pourquoi on se fait traiter de « sexe faible » ? On peut en faire presqu’autant que les hommes. 

Bon, j’espère avoir clarifié certaines choses ici, et si le besoin se présente, je parlerai des autres détails qui manquent !