Mon jardin et la Lune - Luce Amyot
Luce Amyot

Mes seules limites, c’est moi qui les fixe. Le changement terrifie tout le monde, mais pas moi, il me stimule. Enfant dyslexique, ma mère a rejeté ce diagnostic et m’a appris à foncer et à m’épanouir pleinement. Pour moi, la vie est faite de challenge et de plaisirs, et de partage. Ce blog est un nouveau défi que je suis prête à relever !

Mon jardin et la Lune

Mon jardin et la Lune - Luce Amyot

Je voulais jardiner en fonction des phases de la Lune, et avec une méthode que j’avais vue chez des amis, la biodynamique. En fonction des jours, des travaux étaient à prévoir dans le jardin. Par exemple, pour planter mes arbres fruitiers, récolter leurs fruits, ou mettre des tomates, ou des courgettes, je devais attendre un jour dit « fruit ». L’influence de la Lune, mais surtout, les observations faites depuis des temps immémoriaux, permettaient de garder son jardin en bonne santé, et qu’il soit réellement productif. Pendant les jours nommés « racine », je devais m’occuper de mon compost, de tous les tubercules, comme les pommes de terre, mais aussi, des carottes et des panais. Les jours « fleurs », ce sont toutes les aromatiques qui sont à entretenir ; bien sûr, les plantes mises pour leur attrait décoratif, quand ce ne sont pas des feuilles, mais bel et bien, des inflorescences, doivent être plantées, taillées, entretenues ces jours particuliers.

Les préparations biodynamiques permettent de garder le sol vivant. Je fais un purin d’ortie, parfois un de consoude, je mets des infusions d’achillée sur mes plantes infestées de champignons, je paille avec des fougères aigles, et beaucoup d’autres astuces encore que j’utilise pour garder une terre saine et productive. Mon voisin, qui possède un système d’camera inspection canalisation, m’a plusieurs fois demandé de lui passer un peu de mon purin d’ortie pour ses rosiers. Il reconnaît que mon compost apporte une fertilisation évidente à son sol. Il a remarqué que je faisais tourner mes parcelles de potager ; chaque année, je change d’endroit mes plantations, pour éviter l’épuisement de la terre. J’associe mes plantes potagères entre elles, pour qu’elles se protègent des maladies ou des nuisibles du jardin.

Je laisse, aux pieds de mes plantes d’ornement, pousser ce que d’autres arrachent en prétendant que ce sont des mauvaises herbes. J’aime voir la véronique s’épanouir dès les premiers rayons de soleil du printemps, le lierre terrestre est un peu envahissant, mais ses feuilles dégagent une odeur si agréable quand je l’arrache, que l’enlever ne me dérange pas. J’ai aussi des semis spontanés de myosotis, d’ancolies, de géraniums vivaces. Tous les ans, grâce à eux, mon jardin change, il évolue. Je ne suis jamais lassé par les travaux indispensables qui accompagnent l’œuvre d’un bon jardinier. Cela me maintient en pleine santé, et je pense que les légumes, les fruits, et toutes les plantes que je consomme, sont des atouts pour ma forme.