La première exposition - Luce Amyot
Luce Amyot

Mes seules limites, c’est moi qui les fixe. Le changement terrifie tout le monde, mais pas moi, il me stimule. Enfant dyslexique, ma mère a rejeté ce diagnostic et m’a appris à foncer et à m’épanouir pleinement. Pour moi, la vie est faite de challenge et de plaisirs, et de partage. Ce blog est un nouveau défi que je suis prête à relever !

La première exposition

La première exposition - Luce Amyot

Avec beaucoup de courage, Marine avait décidé de partir de la région qu’elle aimait tant, pour trouver un travail qui correspondait mieux à ses compétences. Elle avait laissé ses amis et ses plus proches parents. Ma cousine avait, finalement, apprécié cette nouvelle vie quand elle en découvrit tous les avantages. Elle pouvait sortir dans des théâtres, des musées ou aller voir des concerts plus fréquemment, que lorsqu’elle habitait une petite ville. Elle avait été charmée par les promenades touristiques, et les lieux insolites qu’elle avait visités. Quand elle m’a appelée pour m’inviter à aller voir un opéra avec elle, j’étais sûre qu’elle souhaiterait souper dans un restaurant renommé pour ses viandes d’excellente qualité. Cet établissement est au coin de deux rues, et il sert d’abondantes assiettes composées de bons légumes et de viandes tendres, accompagnées de sauces divinement bonnes. C’était un vendredi soir, et nous avons décidé de nous retrouver le lendemain.

Dès le matin, j’ai vérifié ma messagerie électronique. Les instructions de mon planificateur financier Québec, m’étaient parvenues la veille et je les ai relues. Marine passait me prendre vers dix heures du matin pour que nous fassions quelques courses ensemble. Je voulais me racheter une partie de ma garde-robe, car j’avais vu des imprimés fleuris sur des robes, dans une boutique, et je voulais essayer un modèle en particulier. Il est composé de différentes pièces de tissus reliées entre elles par des volants. J’ai attendu sa venue, mais elle ne vint pas. Je commençais à m’inquiéter quand je reçus quelques mots de sa part. Elle avait eu un contretemps, et elle arrivait seulement dans ma rue. Elle avait encore cinq à dix minutes de marche à pied avant d’arriver. J’ai donc profité de ce moment pour lui préparer un thé à la menthe.

Elle apprécia de déguster la boisson chaude, tout en me parlant de ses projets pour la fin de l’année. Elle envisageait de monter une galerie d’art où elle exposerait les tableaux de quelques peintres et sculpteurs qu’elle avait rencontrés. Comme elle exerçait déjà cette profession, je savais qu’elle avait l’expérience nécessaire, mais que les capitaux pour montrer son projet lui manquaient. J’ai eu l’idée de parler de cette excellente idée à Patrice pour qu’il s’associe à elle. Nous avons arrangé une entrevue entre nous trois dans l’après-midi même. Elle se déroula à merveille, et elle fut le point de départ du montage de cette galerie, si connue à présent.