Isabelle - Luce Amyot
Luce Amyot

Mes seules limites, c’est moi qui les fixe. Le changement terrifie tout le monde, mais pas moi, il me stimule. Enfant dyslexique, ma mère a rejeté ce diagnostic et m’a appris à foncer et à m’épanouir pleinement. Pour moi, la vie est faite de challenge et de plaisirs, et de partage. Ce blog est un nouveau défi que je suis prête à relever !

Isabelle

Quand j’ai vu ma nièce Isabelle sur une photo, j’ai constaté comme elle avait grandi ces derniers mois. La petite fille avait eu cinq ans, et je n’avais pas été très présent depuis trois mois. J’étais consciente que je ne pourrais pas rattraper le temps. J’ai décidé de venir voir mon frère et ma belle-sœur, ainsi que leur progéniture. Après que nous avons convenu d’une date pour ma venue, j’ai réfléchi à ce que je pourrais prendre comme cadeau à Isabelle. Qu’avais-je aimé à son âge ? Les poupées, les constructions en bois et les cartes à jouer, voilà tout ce dont je me souvenais. C’étaient mes jeux préférés. Maintenant, ce n’était pas si différent, j’en étais convaincue. Confiante, je me suis déplacée dans une boutique de jouets. La vendeuse m’a bien conseillée. Je suis ressortie avec des paquets de toutes les formes. 

J’avais contacté une Entreprise de construction Rive Nord, car j’étais intéressée par un des projets qu’il dirigeait. J’avais dans l’idée de posséder une habitation semblable à celle qui était en chantier. Après l’avoir rencontré, je suis revenue chez moi. Je voulais rentrer mon automobile dans mon garage, mais le portail refusait de s’ouvrir. La commande à distance ne fonctionnait plus. J’ai dû sortir de mon véhicule et j’ai appuyé sur un bouton pour démarrer l’ouverture automatique. Je me suis engouffrée dans mon auto au moment où un vent froid se levait. J’étais rentrée au bon moment. En sortant les paquets du coffre, je n’ai pas vu qu’un d’eux était tombé. J’avais les bras chargés et je peinais à voir ce qu’il y avait devant moi. J’ai tout rangé dans mon armoire. 

J’avais aussi pris quelques petites choses pour moi. Je vis que je n’avais pas pensé à les récupérer dans mon coffre. Elles étaient sous une couverture, qui avait glissé dessus. En descendant, j’ai voulu me dépêcher mais j’ai glissé sur la dernière marche. Je me suis étalée de tout mon long dans le garage. Ce petit accident me donna l’occasion de voir le cadeau qui avait glissé sous mon véhicule. Sans cette glissade, je n’aurais jamais pu constater sa disparition. J’aurais certainement roulé dessus et je n’aurais pas compris qu’un des paquets avait malencontreusement disparu par ma faute. Je me connais, je me serais énervée et j’aurais peut-être même douté de l’honnêteté de la vendeuse. J’ai donc été bien chanceuse de tomber, pour une fois ; cela m’a évité de nombreux désagréments, j’en reste persuadée.