Ce n’est pas fini... - Luce Amyot
Luce Amyot

Mes seules limites, c’est moi qui les fixe. Le changement terrifie tout le monde, mais pas moi, il me stimule. Enfant dyslexique, ma mère a rejeté ce diagnostic et m’a appris à foncer et à m’épanouir pleinement. Pour moi, la vie est faite de challenge et de plaisirs, et de partage. Ce blog est un nouveau défi que je suis prête à relever !

Ce n’est pas fini...

Ce n’est pas fini... - Luce Amyot

Vous est-il déjà arrivé de vous éloigner du rivage, de nager pendant un quart d’heure, la tête un peu dans les nuages et de regarder le large qui n’en finit pas ? Il n’y a pas plus démotivant que d’avoir l’impression de ne jamais y arriver ; en quelque sorte, de ne pas finir par voir le bout du tunnel.

Un soir, j’avais ces chaussures à talons hauts tellement belles, que je n’ai pas pu résister de les acheter encore moins, de les porter pour sortir danser le soir venu. Je savais que je ne pourrais pas passer plus de deux heures sur mes talons, sachant que je suis une adepte de la piste de danse. Mais voilà, comme d’habitude, je n’écoute jamais cette petite voix en moi. J’ai enfilé mes belles chaussures de 11.5 cm et je me sentais aussi belle et grande qu’un mannequin. Il faut même voir l’air hautain et le déhanchement expressément accentué que tenais. Muni de mon sac à main assortie aux chaussures, je hélais un taxi dans la rue avec mes amies. Nous rions aux éclats, et faisions des clins d’œil aux hommes qui nous regardaient avec insistance. En sommes, nous nous amusions vraiment.

Une fois en boîte, nous avions une place de V.I.P, nous étions déchaînées. C’était la fin du semestre, j’avais validé toutes mes matières. Quoi de plus naturelle que de boire a l’excès et de flirter avec quelques beaux garçons ? C’est à partir de ce moment que l’on sent l’impertinence d’avoir mis des chaussures aussi hautes. On souhaiterait les enlever et finir pieds nues, mais la soirée ne fait que commencer et j’ai de la fierté. Bref, je perds le fil de l’amusement, mes pieds me font horriblement mal et je n’arrive plus à rire aux blagues idiotes de mes copines. Tout m’agace. Je ne voyais pas le bout du tunnel, à 2 heures du matin, je ne peux quand même pas demander à mes copines de rentrer juste parce que j’ai mal au pied.

Croyez-le ou non, mais j’ai fini par inventer une histoire de drainage pour me sauver. J’ai dit à une de mes amies que j’avais une fuite d’eau chez moi. Et que ma colocataire venait de m’envoyer un texto pour rentrer au plus vite. Ridicule, je sais. Mais bon sang, ces chaussures sont aussi belles que dangereuses. Une vraie torture. Depuis, je ne vais plus en boîte avec des talons aussi hauts. Si on a envie de passer du bon temps, pas besoin de s’encombrer de chaussures tellement hautes, qu’on a du mal à marcher. L’élégance doit être pratique, n’est-ce pas ?